A partir d'un scénario qu'il écrivit lui-même, le réalisateur ouvrit des
perspectives inédites en imaginant un débarquement d'extraterrestres pacifiques
dans un contexte cinématographique jusqu'alors basé sur l'hystérie belliciste
et la xénophobie (principe qu'il reprandra dans E.T.). Dans ce qui allait
devenir un classique de la science-fiction, il fit accomplir un pas de géant
à l'évolution des effets spéciaux, orchestrés ici par Douglas Trumbull et
sa compagnie Future General Corporation. |
En extèrieur pour la séquence d'ouverture du film, où on découvre une
flotille aérienne de la seconde guerre mondiale abandonnée en parfait
état de marche dans un désert mexicain, Steven Spielberg inspecte les
lieux avant le tournage d'un plan. |
Depuis l'entrée de sa maison de l'Indiana, la mère célibataire Jillian
Guiler (Melinda DilIon) observe d'étranges phénomènes lumineux dans le
ciel nocturne. Les plans réels furent combinés à une peinture de Matthew
Yuricich représentant l'horizon et à des nuages artificiels illuminés
par tout un réseau de fibres optiques. Les nuages en formation très présents
au cours du film, furent quant à eux réalisés grâce à une technique aujourd'hui
répandue: l'injection de peinture blanche dans un réservoir rempli d'eau.
Cette idée vint à Douglas Trumbull le jour où il observa du lait en train
de se disperse, dans un bol de café. |
|
|
Deux OVNis de reconnaissance déclenchent sur leur passage l'alarme d'un
poste de péage. L'idée de Spielberg, adoptée par Douglas Trumbull, était
de montrer les vaisseaux extraterrestres comme des magmas lumineux dépourvus
de structure bien déterminée. |
On
transforma un hangar mobile désaffecté en plateau principal du tournage
de Rencontres du troisième type. Pour la séquence nocturne où les spectateurs
se rassemblent pour observer des OVNis volant à basse altitude, on ne construisit
qu'une petite portion de route. Le reste du décor fut projeté sur un écran
géant érigé à l'arrlère-plan. Steven Spielberg, le directeur de la photo
Vllmos Zslgmond et Douglas Trumbull examinent la batterie de projection
frontale utilIsée pour l'occasion. |
Dans
les laboratoires d'effets spéciaux de Future General, Trumbull et Spielberg
discutent de l'emplacement des étoIles animées qul devront figurer dans
un plan.
|
Le
chef maquettiste Greg Jeln travaIlle sur un des nombreux paysages miniatures
utilIsés dans le film.
|
Le consultant spécial Peter Anderson applique une touche de peinture
sur une soucoupe volante miniature.
|
|
Illuminés de l'intérieur et contrôlés à distance sur un plateau rempli
de vapeur d'huile à haute densité, les OVNIs furent chorégraphiés et filmés
chacun son tour par le cameraman des effets spéciaux Dave Stewart.
. |
En attendant la première prise de contact avec les extraterrestres, des
savants construisent une zone d'atterrissage ultra-secrète au pied de
la Tour du Diable, dans le Wyoming. Pour les séquences où les OVNIs surgissent
des nuages et balaient le terrain de leurs phares, on élabora une réplique
miniature de la Tour du Diable et de ses environs.
|
Pour ces Images où des savants ébahis contemplent les visiteurs d'outre-espace,
Douglas Trumbull inaugura l'enregistrement de mouvements de caméra qu'on
put reproduire des mois plus tard, en post-production, lorsque arriva
le moment d'incruster optiquement les OVNIs miniatures, bien évidemment
absents lors du tournage des séquences réelles. |
.
La zone d'atterrissage de la Tour du Diable fut construite dans un hangar
mobIle -une énorme structure dépourvue de support central -pour maximiser
le contrôle de l'environnement naturel lors des innombrables nuits de
tournage que demanda la dernière séquence du film. Malgré l'ampleur de
la perspective obtenue par l'ajout de rochers synthétiques, on dut renforcer
l'Impression de gigantisme avec des peintures sur verre additionnelles. |
Le vaisseau mère est filmé sur fond blanc pour accentuer le contraste
qui résultera de son incrustation à l'image. Aussi étonnant que cela puisse
paraître, on n'utIlisa pas d'écran bleu. Toutes les incrustations mobiles
furent réalisées grâce à des passages répétés devant l'objectif. Semblable
à une cité de lumière, le vaisseau mère flotte au-dessus de sa zone d'atterrissage.
Inspirée à Spielberg par la vision d'une centrale électrique Indienne,
cette maquette (haute d'un mètre vingt et large d'un mètre cinquante}
était en fait une structure en fibres de verre non symétriques, hérissée
de cylindres d'aluminium, de câbles de cuivre télescopiques et d'ornements
de métal et de plastique. |
Relativement insatisfait du premier montage, Spielberg persuada la Columbia
de le laisser remonter le film et de filmer de nouvelles séquences pour
l'Edition spéciale distribuée en .1980. Le studio posa comme condition
de visualiser l'intérieur du vaisseau mère, ce qui n'avait pas été fait
dans la version originale.
Des dizaines d'extraterrestres sortent du vaisseau mère et escortent Roy
Neary (Richard Dreyfuss) à l'intérieur de leur appareil. Steven Spielberg
tenait à ce que ses aliens ressemblent aux descriptions qu'en avaient
fait les témoins: à savoir des créatures pacifiques. Des petites filles
revétues de collants, de têtes et de gants en caoutchouc, incarnèrent
les visiteurs d'un autre monde. .Les studios Burman fournirent les têtes,
articulées ou non .Frustré par les tests précédents, Spielberg opta pour
une solution radicale: l'emploi d'un extraterrestre entièrement mécanique
conçu par Carlo Rambaldi. |
|
|
|
|