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Pentagon Papers

Pentagon Papers
Fiche technique
Réalisation : Steven Spielberg
Interprètes: Meryl Streep (Kay Graham) / Tom Hanks (Ben Bradies) / Carrie Coon / Bob Odenkirk / Alison Brie / Sarah Paulson / Jesse Plemons
Scénario : Liz Hannah et Josh Singer
Producteurs : Kristie Macosko Krieger - Amy Pascal - Steven Spielberg - Rachel o'Connor - Timothy White - Trevor White - Adam Somner
Musique : John William
Photographie : Janusz Kaminski
Montage : Michael Kahn et Sarah Broshar
Décors : Rick Carter
Costumes : Ann Roth
Titre original : The Post
Genre : Thriller politique
Durée : 116mn
Sortie France : 24 janvier 2018
Site officiel : http://www.pentagonpapers-lefilm.com/#

Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s'associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d'État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d'années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

L’histoire américaine est jalonnée d’événements catalyseurs qui poussent de simples citoyens à décider s’ils sont prêts à mettre en péril tout ce qu’ils possèdent — travail, réputation, statut et même liberté — au nom de ce qu’ils croient juste et nécessaire pour protéger la Constitution, garante de la liberté des Américains. Dans PENTAGON PAPERS, Steven Spielberg, cinéaste plusieurs fois oscarisé, s’intéresse à l’une de ces affaires et réalise un film mené tambour battant, inspiré par l’alliance de circonstance entre le Washington Post et le New York Times au moment de la publication par ce dernier d’un rapport classé secret-défense bientôt connu dans le monde entier sous le nom de Pentagon Papers.


Ce film est la 5ème collaboration au cinéma entre Steven Spielberg et Tom Hanks. Le comédien ayant déjà joué devant la caméra de Spielberg dans les films "Il faut sauver le soldat Ryan" '1998), "Arrête-moi si tu peux" (2002), "Le Terminal" (2004) et "Le pont des espions" (2015)

Pour PENTAGON PAPERS, Steven Spielberg a réuni une formidable équipe de grands acteurs, menés par Meryl Streep dans le rôle de Katharine Graham et Tom Hanks sous les traits de Ben Bradlee. La première est une patronne en devenir qui conquiert peu à peu sa place de femme de pouvoir dans un monde en pleine mutation ; le second est un journaliste pugnace qui a cessé de courir après les scoops pour défendre le droit à la vérité. Ils découvrent qu’en faisant équipe ils parviennent à donner le meilleur d’eux-mêmes. En coulisses, Steven Spielberg a retrouvé ses fidèles collaborateurs de grand talent, comme le chef-opérateur Janusz Kaminski, le chef-monteur Michael Kahn, le chef-décorateur Rick Carter et le compositeur John Williams. La célèbre chef-costumière Ann Roth est venue compléter l’équipe.


L'avis du Dr Jones

Steven Spielberg reviens à nouveau sur un pan de l’histoire américaine pour mieux questionner le présent. En traitant de l’importance de la place des médiats et principalement de la presse écrite dans nos démocraties, il questionne notre quotidien et la façon dont nous traitons l’actualité en 2018.

Il met en évidence l’importance de la presse comme contrepouvoir face aux hommes politiques et à la place que doivent occuper les journalistes dans la sauvegarde de la vérité et de la démocratie. Ce constat résonne d’autant plus actuellement alors que l’actualité va de plus en plus vite et que les réseaux sociaux sont sujets à distribuer des informations non vérifiés, contradictoires, fausses et tronqués. Il met également en évidence ce sujet pour appuyer sur le fait que certains dirigeants politiques de grandes nations remettent en question la liberté de la presse, son impartialité et son importance dans la liberté de parole indissociable de la vie démocratique.

Déjà dans ces films Amistad, Lincoln ou La couleur Pourpre, Steven Spielberg a amené les Américains à se pencher sur l’histoire de leur pays et à se prêter à un devoir de mémoire. Il a également à plusieurs reprises demandé au monde de ne pas oublier les horreurs de la guerre pour en éviter les récidives, ce fut le cas dans La liste de Schindler, Cheval de Guerre, Il faut sauver le soldat Ryan ou encore Empire du soleil.

Et de nouveau dans Pentagon Papers, Steven Spielberg parviens tout en réalisant une sorte de thriller politico-médiatique à soulever des questionnements dans l’ensemble de la société et sur ce que nous souhaitons pour nos démocraties. Il enjoint les populations à ne pas sombrer dans la facilité de l’information instantanée et à accorder tout le crédit qu’ils méritent aux journalistes impliqués, intransigeants et professionnels qui sont des remparts contre les dérives politiques et économiques de nos sociétés modernes.

Avec une réalisation toujours aussi métrisé, un montage linéaire et construit à la perfection, il fait monter la pression et fait de son film un thriller prenant en intelligeant. Un film fort et sociale qui ne doit pas être considéré comme une simple lecture dans pan de l’histoire politique américaine, mais comme un questionnement impliquant sur ce que nous souhaitons pour nos sociétés et sur l’importance de la place d’une presse libre, indépendante et forte dans le maintien de la démocratie.


La presse en parle

Premiere: "Avec ce film qui défend la presse indépendante, Steven Spielberg s’affirme comme un héritier de John Ford et Frank Capra...En détaillant le fonctionnement d’un journal tel qu’il se faisait à l’époque, Spielberg ne met pas seulement en valeur les journalistes qui vont chercher l’information, mais également toute la chaîne de fabrication, depuis les correcteurs jusqu’aux livreurs en passant par les ouvriers d’imprimerie. Là encore, il l’illustre à l’occasion d’un suspense invraisemblable : l’équipe entière a seulement huit heures pour classer, assimiler et traiter une somme colossale de documents avant l’échéance du bouclage technique. Le pari semble impossible, mais rien ne doit arrêter la presse, qui dans ce cas (d’urgence) porte bien son nom"

A voir à lire: "Un manifeste urgent pour la presse et la démocratie doublé d’un thriller épatant et d’une réflexion nécessaire sur la place des femmes dans la société. Le réalisateur de La Liste de Schindler qui redonne foi en l’Amérique. En deux mots, Spielberg président !...En thriller journalistique et politique, The Pentagon Papers est une leçon de démocratie universelle, doublée d’un suspense haletant malgré la conclusion déjà connue par tous. Car oui, on vous le rappelle, il ne s’agit ni plus ni moins que du prequel politique des Hommes du président d’Alan J. Pakula, et du scandale du Watergate qui allait mener à la destitution du président Nixon. La séquence finale, en forme d’ouverture vers une suite rocambolesque à la Marvel prête à sourire dans sa forme, mais elle nous impose de nous replonger urgemment dans le film de Pakula avec Dustin Hoffman et Robert Redford, peut-être l’une des plus grandes pierres angulaires du cinéma politique américain."

Film de culte: "En l'état, Pentagon Papers brille par le "meilleur" de la démarche et s’avère un film urgent, bouillonnant, de rage et de portée thématique, un portrait féministe et engagé et encore tristement actuel et un nouveau témoin de la responsabilité que Spielberg ressent en tant que conteur hors pair de notre époque...À l'heure où Time Magazine choisit comme personnalité de 2017 les briseuses de silence ayant lancé le mouvement des accusations pour agressions sexuelles, Pentagon Papers se fait particulièrement bûlant. Les choses commencent à peine à changer et cela se fait encore dans la douleur. Quarante-six ans séparent les événements du film de la présidence de Trump mais le film ne se contente pas de dresser un parallèle entre les agissements de Nixon - toujours filmé de la même manière : de dos dans son bureau, de véritables enregistrements de ses propos se substituant à des répliques, et toujours dans l'encadrement de la fenêtre de la Maison Blanche, un son drone et menaçant conférant tout son poids effrayant à l'institution - et ceux de Trump et ses accusations de "fake news". Il se termine presque sur une menace. Munich choisissait comme image finale les tours du World Trade Center comme constat désabusé du cycle sans fin et inepte de la vengeance. L'épilogue de Pentagon Papers est plus grossier mais surtout plus coléreux, une menace proférée avec un sourire narquois, faisant du film comme une préquelle à l'affaire du Watergate, qui dirait "vous n'êtes plus intouchable. Vous allez tomber."

Le Figaro: "Pentagon Papers: Spielberg signe un film magistral sur la presse et le pouvoir...Leur pari audacieux est un suspense qui repose sur deux mots-clefs: la conscience et la confiance. Conscience professionnelle et conscience morale, confiance entre les deux protagonistes, qui entraîne une dynamique libératrice - pour eux, pour le journal, pour le pays. Même si la réalisation est un peu académique, vers la fin, Spielberg transmet magnifiquement cet élan."

Slate: "Inspiré de faits réels datant d'il y a près de cinquante ans, le nouveau film de Steven Spielberg est un vibrant éloge de la liberté de la presse et de l'égalité des sexes qui se veut pamphlet anti-Trump, sans prendre en compte tout ce que la situation contemporaine a de singulier..."

Ecran large: "Il est ici question des évènements qui amenèrent le Washington Post à publier en 1971 des documents confidentiels, levant le voile sur les mensonges de l’administration américaine quant à sa responsabilité dans la Guerre du Viêtnam. Un tremblement de terre journalistique qui devait révolutionner les rapports de force politiques, et qui préfigura le Watergate...Ce qui fait la force du film de Steven Spielberg, c’est justement l’impressionnante maîtrise du réalisateur, et l’héritage qu’il est désormais capable de manier pour mieux le façonner...Pentagon Papers est dans son filmage une œuvre d’une virtuosité harassante, jusqu’à sa double conclusion au cours de laquelle il rend ses héros au peuple, redevenus simples quidams, tandis qu’il se met visuellement dans les pas des Hommes du président avec malice. Mais le métrage est aussi un coup de génie en matière de casting. Inutile de s’attarder sur Tom Hanks, fin et gouailleur en diable, tant c’est la performance de Meryl Streep qui étonne. On ne l’attendait guère, impératrice hollywoodienne trop honorée pour avoir encore à se battre ? C’est précisément le coup de génie de Spielberg, qui lui confie le rôle d’une aristocrate mondaine et médiatique, que ses pairs masculins (dé)considèrent négligemment."

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