La guerre des mondes

Fiche technique
Réalisation: Steven Spielberg
Scénario:
David Koepp
Interprètes: Tom Cruise (Ray), Miranda Otto (Mary Ann), Dakota Fanning (Rachel), Justin Chatwin (Robbie), Tim Robbins (Harlan Ogilvy), Lenny Venito (Manny le mécanicien)
Décors: Rick
Carter
Musique: John
Williams
Directeur de la photographie: Janusz Kaminski
Durée cinéma: 1H57mn Couleur

Pour complèter votre information sur le film, parcourez les diffèrentes rubriques suivantes.
ARTISTIQUE : Notes de production - Le tournage - L'univers de "La guerre des mondes" - Les effets visuels - La création des Tripodes - "Coast to Coast" Les extérieurs -
Notes de production
La
Guerre des Mondes de H. G. Wells n'est pas seulement un classique de
la littérature, mais LE modèle de référence de toutes
les histoires d'envahisseurs extra-terrestres. La perspective de voir notre
planète tomber aux mains d'une super-puissance qui réduirait à
néant nos capacités de défense, a de quoi terrifier. Le
récit de Wells, dont la première édition date de 1898,
a gardé toute sa force, au point que Spielberg le juge encore plus pertinent
aujourd'hui.
Steven Spielberg :
"J'ai pensé que c'était le moment de donner un grand coup
d'avertisseur avec ce film".
Le réalisateur, qui s'était plu jadis à
dépeindre des extra-terrestres câlins et hospitaliers, était
désireux de revisiter le genre... au prix d'un virage à 180°.
Inutile donc de cherhcer ici les aliens aux longs doigts effilés et aux
yeux rêveurs d'E.T. ou RENCONTRES SU TROISIEME TYPE.
Tom Cruise :
"Imaginez une version radicalement noire d'E.T. Personne n'aurait envie
de croiser de tels extra-terrestres"
Cruise interprète Ray Ferrier, un homme ordinaire, faillible et imparfait,
contraint d'assumer pour la première fois son rôle de père
face à la plus terrifiante des invasions.
"La question est simple : sa famille et lui vont-ils s'en tirer ? Survivront-ils
? Ou encore : jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour
protéger vos enfants ?"
LA GUERRE DES MONDES est la deuxième collaboration de Spielberg et Cruise
après MINORITY REPORT.
Steven Spielberg :
"Nous nous connaissions déjà depuis de longues années,
mais cela a créé entre nous une nouvelle relation. Tom est un
associé créatif, d'une rare intelligence, qui vous apporte des
idées formidables. Le courant passe admirablement entre nous. J'adore
travailler avec lui."
Collaboratrice de longue date de Spielberg, la productrice Kathleen Kennedy
note que LA GUERRE DES MONDES donne à celui-ci l'occasion d'explorer
l'autre face d'E.T. et RENCONTRES DU TROISIEME TYPE.
Kathleen Kennedy :
"Lorsque nous avons commencé à développer E.T., l'histoire
était beaucoup plus dramatique, beaucoup plmus sombre. Je pense qu'il
en resta des traces en Steven, et aujourd'hui, c'est CETTE histoire qu'il a
voulu raconter.."
Rick Carter (chef décorateur) :
"Il y a vingt ans, ces extra-terrestres étaient des créatures
bénignes Nos peurs à leur égard se révélaient
infondées. L'enfant qui est en nous le comprenait intuitivement. Aujourd'hui,
pour l'homme qu'est Steven, et à l'époque qui est la nôtre,
ces créatures ne pouvaient que prendre une autre forme."
Steven Spielberg :
"J'ai pensé que ce serait amusant de vous faire trembler avec des
extra-terrestres réellement terrifiants. LA GUERRE DES MONDES est une
histoire de survie qui se déroule dans notre monde, bien loin du Pentagone
et du Bureau Ovale, l'aventure toute simple d'un père qui lutte pour
la sauvegarde de ses enfants. Une dimension ordianire et basique de la nature
humaine trouve ainsi à s'exprimer dans un contexte estraordinaire et
exceptionnel."
Cruise observe que Spielberg lui a décrit, dès le départ,
le film en termes subjectifs.
Tom Cruise :
"On comprend que le monde entier est assailli, mais tout est ramené
au point de vue de Ferrier. Steven est un grand observateur du comportement
humain, dont les films fourmillent de détails uniques et révélateurs.
On retrouve une fois encore cette qualité, cette capacité à
mettre le spectateur dans la peau des personnages, à les entraîner
au coeur de leur histoire et de leur émotions."
Steven
Spielberg :
"J'ai voulu que Ray soit cet homme ordianire capable d'incarner chacun
de nous. Sa famille et lui représentent nos propres craintes, notre propre
capacité de survie et nos propres ressources."
A l'instar de H.G. Welles, Spielberg tenait à inscrire cette histoire
dans notre monde et notre présent.
Kathleen Kennedy :
"Même si l'intrigue relève de la pure fiction, son traitement
est on ne peut plus réaliste. Steven y explore, une fois encore, l'extraordinaire
à partir d'un arrière-fond ordianire."
Une approche typiquement Wellsienne, que les coscénaristes David Koepp
et Josh Friedman furent chargés de mettre en oeuvre en racontant cette
aventure épique à l'échelle d'une famille.
"Le scénario adhère brillamment à la notion de 'point
de vue personnel' qu'exploitait déjà Wells. Ray et les siens sont
affectés dans leur chair par cet événement d'ampleur planétaire."
Koepp, qui aida Spielberg à faire entrer les dinosaures du jurassique
dans notre imaginaire contemporain, ne voyait pas d'autres option que de préserver
la simplicité foncière de cette histoire.
David Koepp :
"L'invasion de notre Terre serait un sujet tellement immense que nous ne
pourrions même pas envisager de le traiter."
Cette réflexion amena les scénaristes à se concentrer sur
une seule famille : "Plus vous vous focalisez sur ces trois personnages
et leur dilemme - leur isolement, l'absence d'informations -, plus cela devient
dramatique et personnel."
Tom Cruise :
"Steven et moi voyons en LA GUERRE DES MONDES 'le plus grand de nos petits
films !' Certes, c'est une épopée - la plus vaste à laquelle
j'ai jamais participé -, mais c'est aussi l'histoire intimiste d'une
famille. Steven, David et moi avons souhaité la dédier à
nos enfants et y exprimer tout l'amour que nous leur portons. Je pense que ce
film illustre ce que des parents sont prêts à faire pour leurs
enfants."
Le roman de Wells a eu un impact si durable sur notre culture qu'on peine à
mesurer la radicale nouveauté de ses thèmes. LA GUERRE DES MONDES
a, en effet, posé les fondations d'un genree qui a fleuri à travers
une multitude de moyens d'expression : littérature, radio, cinéma,
télévision...
"Ce livre est prériodiquement réédité, chaque
fois que renaît la peur d'une invasion", observe le Dr. Martin Wells,
zoologue, auteur et petit-fils du romancier. "Les Anglais avaient une peur
bleue du Kaiser à l'époque de sa parution, et il y a toujours
eu une correspondance entre l'état du monde et les diverses périodes
où ce livre revient sur le devant de la scène."
Tom Cruise :
"Lorsque j'ai lu le roman, j'ai été frappé par la
puissance d'imagination qu'il a fallu à Wells pour élaborer un
scénario crédible et nous le donner à vivre comme une aventure
réelle et actuelle."
Spielberg souhaitait préserver cette qualité intrinsèque
du texte original, tout en évitant certains des clichès que le
livre a engendrés.
David Koepp :
"Nous avons dressé la liste des choses dont nous voulions à
aucun prix : des destructions de monuments historiques, des scénes dans
Manhattan ravagé, des brochettes de généraux et d'amiraux
dissertant autour d'une grande carte, des équipes de télé
filmant la catastrophe..."
Steven Spielberg :
"Et surtout PAS DE MARTIENS ! nous sommes allés sur Mars, et nous
savons qu'il n'y a personne là-bas."
David Koepp :
"Que reste t'il ? Tout simplement, le coeur du livre : le récit
à la première personne d'une attaque d'extra-terrestres."
Après le succès de leur collaboration sur MINORITY REPORT, Spielberg
et Tom Cruise s'étaient tout de suite entendus pour renouveler l'expérience.
Tom Cruise :
"C'est un rêve pour moi que d'être en mesure de travailler
avec Steven Spielberg. Ses films ont accompagné ma jeunesse, ils ont
été pour moi un sujet d'étude, et je taquine volontiers
Steven en lui disant que je les connais mieux que lui. Ils sont une vraie leçon
de cinéma - on y découvre du nouveau à chaque vision."
L'occasion surgit lors d'une visite de Cruise sur le plateau d'ARRÊTE-MO
SI TU PEUX.
"Steven mentionna trois titres, dont le dernier était LA GUERRE
DES MONDES. Nous nous sommes regardé un bref instant, et ce fut comme
une révélation. LA GUERRE DES MONDES ? bien sur ! Tout était
dit."
Superstar internationale, Tom Cruise confère au personnage de Ray Ferrier
la vitalité et la complexité qui sont la marque de son talent.
Steven Spielberg :
"Il dynamise chaque scène par sa prodigieuse énergie et sa
présence, et donne au personnage un fabuleux élan."
L'enthousiasme et l'énergie de Cruise se communiquèrent à
l'ensemble du plateau, comme en témoigne son partenaire Tim Robbins.
Tim Robbins :
"On ne s'est jamais relâchés. Tom est un pro, un acteur d'une
immense générosité. Même lorsqu'il vous donne la
réplique hors-champ, il reste complétement dans la peau du personnage
et s'y investit à 100%."
Ray Ferrier se démarque à la fois des personnages nobles et des
anti-héros du DERNIER SAMOURAÏ et COLLATERAL.
Steven Spielberg :
"Sitôt que nous avons commencé à travailler sur le
projet, j'ai expliqué à Tom : 'J'ai envie que Ray soit tout le
contraire d'un héros. C'est quelqu'un qui fuit et auquel se pose soudain
le problème de défendre sa famille, d'assurer la sécurité
de ses enfants. Tom était partant. Il trouvait très excitant que
sa seule guerre dans ce film soit une guerre privée."
David Koepp :
"Au début du film, Ray est un père désarmé.
Ce rôle ne l'intéresse pas, il ne le sent pas. A juste titre :
il y est nul. Ses enfants ne le lui câchent pas, ils n'ont guère
d'affection pour lui et rechignent à l'idée de lui rendre une
simple visite."
Tom Cruise :
"Il ne comprend pas ses enfants, il se comprend à peine lui-même.
Lorsque les choses vont mal, il se tourne vers eux pour trouver la solution.
Il est bien plus infantile qu'eux."
Kathleen Kennedy :
"Ray n'a jamais assumé sa paternité, il s'est refusé
à grandir. Et c'est ce voyage qu'il s'apprête à accomplir:
il doit réaliser que la chose la plus importante qu'il ait à faire
est de s'impliquer dans la vie de ces deux enfants."
Le parcours émotionnel de Ray avec ses enfants constitue le pivot de
cette histoire aux marges de laquelle se joue la destruction de notre planète.
"C'est en quoi LA GUERRE DES MONDES diffère de tant de films de
genre. Il repose avant tout sur des rapports humains, il traite spécifiquement
de la dynamique d'une famille et de sa survie."
Avant même le début du film, un gouffre s'est creusé entre
ce 'père inepte' et ses enfants, la petite Rachel (Dakota Fanning) et
l'adolescent Robbie (Justin Chatwin), venus sans enthousiasme lui rendre une
courte (et rare) visite. Mais c'est un défi bien plus important qui attend
Ray. A peine son ex-femme et le nouveau mari de celle-ci repartis, le voici
confronté à l'épreuve majeure qui, selon Spielberg définit
un bon père : 'protéger à tout prix les êtres qui
vous sont chers'.
La seule mesure qui s'impose lorsque se déclenche l'attaque des Tripodes
est de tenter de rester en vie.
Dennis Muren (superviseur senior des effets visuels) :
"Toutes nos belles théories, tout notre arsenal sont impuissants
face à cet ennemi. Rien n'arrêtera l'invasion. Votre pire cauchemar
est en train de se réaliser - à l'échelle de tout un pays."
Le monde s'effondre littéralement autour de Ray, Rachel et Robbie. Les
tensions familiales redoublent, et en l'espace de quelques minutes, un homme
va devoir devenir le père qu'il n'a jamais su être - ou mourir
avec ses enfants.
Rachel est interprétée par la jeune prodige Dakota Fanning, 11
ans, vedette de la mini-série Disparition, 'présentée par
Steven Spielberg' et de la comédie Dreamworks LE CHAT CHAPEAUTE.
Steven Spielberg :
"J'ai pensé à elle dès la première minute.
Je ne connais aucune enfant de cet âge qui soit plus douée, plus
lucide au sujet de la nature humaine. On a l'impression qu'elle a déjà
vécu cinq ou six vies. Sa maturité l'a servie dans ce rôle
où elle doit parfois se montrer plus futée que son père."
Tim Robbins :
"Dès notre première scène je me suis dit : Cette fille
a 35 ans !, tant elle était concentrée et émotionnellement
impliquée. On est stupéfait de découvrir une telle maturité
chez une enfant."
Travailler avec Spielberg et Cruise fut un vrai rêve pour la jeune comédienne
qui a déjà fait la preuve de ses dons face à des monstres
sacrés comme Sean Penn, Robert De Niro et Danzel Washington.
Dakota Fanning :
"Je suis tellement heureuse d'avoir pu travailler avec Steven et avec tom,
qui par leur gentillesse vous rend tout agréable et amusant. J'ai tant
appris avec eux !"
Après avoir longtemps cherché un garçon qui pourrait incarner
le fils de Tom, Spielberg choisit un nouveau venu Justin Chatwin.
Kathleen Kennedy :
"Justin avait fait des débuts phénoménaux dans CHUMSCRUBBER,
et il est ici hautement convaincant dans le rôle de cet ado de dix-sept
ans en conflit avec son père."
Robbie est à cet âge 'difficile' où les jeunes aspirent
contradictoirement à être reconnus et indépendants - un
facteur qui complique encore sa relation avec Ray.
Steven Spielberg :
"Robbie est le porte-parole d'une génération entière
de jeunes qui rejettent systématiquement le discours de leurs parents...
et même leurs goûts vestimentaires."
Les frictions constantes entre Ray et Robbie n'empêchèrent pas
Chatwin de trouver en son 'père' de fiction un soutien fidèle
et attentionné.
Justin Chatwin :
"Tom a toujours été disponible en tant qu'acteur, et c'est
merveilleux de pouvoir travailler ainsi avec une aussi grande star."
Une solide complicité frère/soeur s'est nouée entre Robbie
et Rachel, qui pallie les carences de leur père et leur permet de mieux
supporter la séparation de leur famille.
"C'est l'histoire très contemporaine d'une famille éclatée.
Le père et le fils n'arrivent plus à se parler, la fille a rompu
le dialogue avec le père. Résultat : le frère et la soeur
doivent compter l'un sur l'autre et se bâtir leur propre monde."
Durant le tournage, ce lien privilégié favorisa le rapprochement
des deux interprètes.
Dakota Fanning :
"Justin est maintenant un frère pour moi, car nous avons été
si longtemps ensemble, à New york, en Californie, en Virginie..."
Justin Chatwin:
"Dakota est un vrai phénomène. Je ne sais pas d'où
lui viennent ses dons, mais elle m'en a appris chaque jour."
L'actrice australienne Miranda Otto était de passage à Los Angeles
lorsque son agent l'informa que Steven Spielberg souhaitait la rencontrer. Enceinte,
elle craignait de devoir refuser son offre, mais découvrir que cette
grossesse (amplifiée à l'écran) serait un atout supplémentaire,
un élément propre à étoffer - et compliquer encore
un peu plus - les relations entre Ray et son ex-femme, Mary Ann.
Bien que désuni, ce couple a réussi à préserver
une part de son passé.
Kathleen Kennedy :
"Ils sont loin de se détester, et sont très attachés
à leurs enfants. C'est la relation de couple qui a tourné au fiasco."
"Il n'y a aucune animosité entre eux", complète Spielberg,
qui invoque un mariage trop précoce et une insurmontable différence
de statut entre Ray et Mary Ann.
Kathleen Kennedy :
"Lui, est un col-bleu, un docker qui est resté fondamentalement
un gamin. Elle, issue d'une riche famille du Connecticut, à vécu
dans un grand ranch et a possédé des chevaux dès son plus
jeune âge. Elle l'a trouvé sexy - c'est Tom Cruise après
tout ! - ils sont tombès amoureux, se sont mariès très
jeunes, ont eu deux enfants. Mais ils n'ont jamais réussi à combler
leur 'fracture sociale' et à harmoniser leurs points de vue. J'ai pensé
que cela serait un contraste fort."
David Koepp :
"Ray est si peu sûr de lui que son premier réflexe est de
ramener les enfants à leur mère, sachant qu'elle saura s'en occuper."
Spielberg et Cruise sont tous deux fans du film LA GUERRE DES MONDES, produit
en 1953 par Georges Pal et réalisé par Byron Haskin. Le réalisateur
a demandé aux deux stars de ce film, Gene Barry - qu'il avait dirigé
à ses débuts dans "Les règles du jeu" - et Ann
Robinson, de faire une petite apparition dans sa propre adaptation.
Gene Barry :
"Je suis très honoré qu'il m'ait demandé de participer
à son film. C'est un grand moment pour moi, doublé de l'émouvant
rappel d'un film qui compta beaucoup dans ma carrière."
Ann Robinson :
"Faire son retour à l'écran avec le plus grand réalisateur
du monde et l'acteur le plus populaire de la planète... est un vrai bonheur."
Steven Spielberg :
"Je tenais beaucoup à leur participation. J'étais un grand
admirateur de Gene à l'époque où je travaillais sur sa
série. Je pense que c'était ma deuxième ou troisième
télé, et cet épisode futuriste des 'Règles du Jeu'
tranchait nettement sur les autres. Gene a été sincèrement
surpris par ma demande et il a été, comme Ann, ravi d'y répondre
dans cette scène qui constitue l'un de nos nombreux hommages au film
original."
L'invasion atteint un stade critique lmorsque Ray et sa fille, répondant
à l'invitation d'un inconnu, gagnent le sous-sol d'une vieille ferme.
Mais l'angoisse monte encore d'un cran, car tous deux réalisent que les
extra-terrestres ne sont pas le seul danger qui les guette...
L'inquiétant "sauveteur" que joue Tim Robbins, est un homme
brisé du nom d'Ogilvy.
Steven Spielberg :
"Il a perdu toute sa famille, comme des millions de gens, et s'est réfugié
dans la cave de cette ferme. Il a un plan, mais un plan dément. Son état
de confusion est excusable, du fait de la perte tragique qu'il a subie, mais
cet homme n'en présente pas moins un vrai danger pour la fillette et
son père."
Tim Robbins :
"Au beau milieu de ce film d'action et d'aventure émergent soudain
un drame psychologique intense et un nouveau péril. Un développement
motivé par des événements précis, et qui n'a rien
de gratuit."
Katleen kennedy :
"Je pense qu'il a fallu un grand courage à Steven pour introduire
cette confrontation dramatique. C'était un choix audacieux dans un tel
contexte, et qui singularise encore un peu plus le film au sein du genre. Tim
s'est très tôt imposé à nous. Ses talents d'acteur
lui permettraient de tenir l'écran en dépit de la relative brièveté
du rôle, de l'espace très restreint où il aurait à
évoluer et de l'ampleur du reste du film."
Steven Spielberg:
"Ogilvy est l'une de nos références au livre de Wells. Il
fait penser au personnage du Vicaire, avec lequel le protagoniste est obligé
de partager un espace ultra-confiné. C'est un épisode particulièrement
inconfortable du roman, et j'ai tenu à produire cette même sensation
chez le spectateur."
Passant d'un espace urbain et d'un réseau d'autoroutes à de vastes
paysages envahis par des flots de réfugiés, nous échouons
dans cette cave obscure, coupée du monde.
Rick Carter :
"Nos personnages ont traversé ces espaces nus et ont cherché
leur salut par les moyens les plus simples - en suivant une route, en longeant
une rivière. Et voilàqu'ils débarquent dans ce lieu d'un
autre temps, dans cette ferme isolée au sommet d'une colline. De l'autre
côté, la guerre fait rage. Ils croient avoir enfin trouvé
un refuge, mais ce qui les attend là est encore pire que tout ce qui
a précédé..."
Steven Spielberg :
"C'est une odyssée, un voyage instinctif qui débute dans
le New Jersey et s'achève à Boston. Il ne couvre qu'une toute
petite distance si on le compare à celui des envahisseurs, et pourtant,
c'est toute une vie qui s'y joue..."
© 2005 Dreamworks LLC / UIP France
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Vos commentaires
Extraterrestres
Envoyé par Cyrtes le 01/09/2008 à 12:35Si je ne m'abuse, Wells ne dit absolument pas que les extraterrestres sont géants mais qu'au contraire ils ont un corps d'environ 4 pieds de diamètre soit 1M22 et qu'ils ont une tête démesuré avec des yeux sombres sous lequel un bec crochu vient terminer la description. Ils ont simplement enlevé les tentacules pour mettre des bras démesurés à la place. Ils s'installent dans les tripodes, mais ils ne sont pas aussi grands (plus petits que les hommes à cause de l'attraction terrestre). Ou alors, je n'ai pas lu la même traduction...
Tout est possible....
Merci Max !
Envoyé par twimp le 08/07/2008 à 02:41Eh oui: j'arrive (très!) tard, et ce cher Max ne lira certainement pas ce texte.
Ayant vu pour la première fois le film il y a quelques jours, j'ai atterri sur cette page abandonnée depuis un an et demi, à la recherche d'avis judicieux et éclairants (je dirais même rassurants)... notamment sur une fin qui - après d'autres erreurs, comme celle (probablement fidèle au roman, mais ce n'est pas un raison) d'avoir fait des créatures extraterrestres ces espèce de petits gremlins plutôt rigolos, et non les tripodes géants eux-mêmes - m'a semblé n'être là que pour couronner l'auto-sabotage d'un film pourtant par ailleurs réellement effrayant.
Et, heureusement pour le niveau général des commentaires (assez effrayant lui aussi), j'ai eu le plaisir de lire ceux de Max avec qui AUCUN des autres intervenants n'est pourtant d'accord...
Tu as dû te sentir bien seul, mon vieux!
Vélo et ET
Envoyé par Cyrtes le 01/01/2007 à 11:27Je voudrais simplement rajouter que la scène des extra-terrestres et du vélo sort tout droit du livre de Wells où il dit en substance "malgré leur grande connaissance en technologie, ils sont surpris de voir cette étrange machine appelée vélocypède"!!! C'est vrai que l'on pense aussi à ET, mais, plus simplement c'est de l'auteur lui-même.
Bonne et heureuse année à tous.
Plan Séquence
Envoyé par Cyrtes le 31/12/2006 à 19:18C'est exactement ce dont je parlais un peu plus haut en citant le plan séquence; en fait, il y en a deux de magnifiques : la première attaque des tripodes et surtout la sublime fuite en voiture. C'est vrai, c'est un magicien, un conteur, un peintre...Quel est le comédien qui ne rêve pas un jour de tourner pour lui?
Bon anniversaire M. Spielberg et bonne année à tous... Vivement un prochain film!
Autoroute
Envoyé par Dr Jones le 31/12/2006 à 00:59Puisque personne ne semble en mesure de donner la réponse à la devinette de Kirksky, je vous livre la solution.
La scène magistrale du film et qui m'a le plus bleufé lors de la première vision, c'est la scène de la fuite en voiture sur l'autoroute avec Tom Cruise et les deux enfants dans la voiture. Si vous regardez bien cette scène et la façon dont elle est filmé, vous vous rendrez compte que c'est une scène impossible à filmer, c'est de la pure magie, Mr Spielberg est un magicien ! Je ne me lasse pas de la regarder car c'est absolument phénoménale, les mouvements de caméra sont impossible, les cadrages improbables la fluidité et la force de la scène tout bonnement extraordinaire.
Devinnette
Envoyé par Kirksky le 07/12/2006 à 16:11Sinon, vous parlez tous d'effets spéciaux grandioses, mais savez-vous quel est l'efet spécial le plus difficile à faire dans ce film ? Je vous laisse chercher, car c'est presque impossible à voir. C'est une scène hallucinante. peut-être l'une des plus grande du cinéma.
Un chef d'oeuvre, l'un des meilleurs Spielberg !
Envoyé par Kirksky le 07/12/2006 à 16:08Effectivement, comme certians ici, je ne suis pas du tout de l'avis de Max. Quelques personnes ici disent que c'est une question de goût ou de couleurs, mais moi je pense surtout qu'il y a une non-connaissance (ou insufisante) de Spielberg et de sa filmographie.
Steven Spielberg adapte ici la roman original, en le respectant dans les grandes lignes effectivement, et tout en respectant le début et la fin, dont le texte est pratiquement identique. Même dans le premier film.
La force de ce film, c'est qu'il ne tombe jamais dans les stéréotypes absurdes (d'ailleurs, le scénariste David Koepp avait fait une liste des cliché à éviter), et se place dans une lignée politique : l'après 11 Septembre, et la peur des américains de l'inconnu; de ce qui est hors des Etats-Unis. Et cela ne date pas uniquement des attentats du 9/11 mais depuis la guerre froide, avec la peur qu'un jour, les Etats-Unis soient envahis par les "Rouges". L'URSS. Les extra-terrestre ne sont finalement que la représentation de ces énemies. (le fils demande même à son père si ce n'est pas des européens !)
Mais l'invasion extra-terrestre n'est pas du tout le sujet principal de la "Guerre des mondes " de Spielberg. Le thème, c'est effectivement la fuite, la famille (souvent décomposé - divorse - dans la plupart de ses films) et la vision, l'oeil. Je m'explique.
En effet, Spielberg fait beaucoup allusion a son précedent film de science-fiction : "Minority report", où c'tait déjà le thème principal du film.
Regardez à nouveau "La guerre des mondes", et essayez de voir le nombre de fois où Spielberg utilise les pare-brise des véhicules, les vitrines des magasins, l'écran d'une caméra numérique, les rétroviseurs du monospace... (qu'est ce qu'utilise Tom Cruise pour échaper au "scanner" des extra-terrestres dans la cave ? Un mirroir...) Et il va encore plus loin, dans les quinze premières minutes, lorsque Tom Cruise est en conflit avec son fils (d'ailleurs, ils supportent chacun une équipe différente de baseball : Boston et New York, matérialisées par leurs casquettes respectives), et qu'il lance la balle tellement fortement, qu'elle traverse la fenêtre de sa chambre. Et là, il y a un plan où Tom Cruise est entouré de l'impact de la balle sur la vitre. Plan que l'on retrouve deux autres fois dans le film : lorsque Tom Cruise et ses enfants arrivent en voiture dans la foule humaine (à Athens plus précisement), qui immobilise le véhicule par la force. Et là, un homme brise le pare brise avec ses mains. Dès que les vitres sont brisées dans ce film, Tom Cruise est remis en cause dans so rôle de père, et doit réaliser souvent l'impossible. Et l'exemple le plus probant de cette vision des choses, et de sa matérialisation par le trou dans le verre, est celui de la fin du film. Tom Cruise se trouve piègé dans une voiture (un 4x4), et le tripod (à l'aide de ses "vras" téléscopiques) brise la vitre de la portière. Et c'est à ce moment que Dakota Fanning apparaît, entourée de cet impact. Tout comme les deux exemples que j'ai sité plus haut.
Ensuite, on peu tout de même voir que Steven Spielberg s'ammuse comme un petit fou dans ce film, où les clins d'oeil, parfois très osé dans ce genre de film, sont nombreux et très brillement mis en scène.
Dans le film original, ce que détruit (et en masse) les extra-terrestres, ce sont les églises. Et la première chose qui est détruite lors de l'emmergence des tripod, c'est une église. Pas vraiment innocent de la part de Spielberg.
A noter également que Spielberg utilise également à merveille la lumière, et souvent (comme dans tous ses films) en surexposition, à contre-jour quoi. Une caractéristique assez bien utilisée dans la scène où Tom Cruise va voir ce qu'il se passe dans le carrefour devant l'égise, où les rayons du solei entoure cette église justement. Une vision assez religieuse. Ou encore, toujours dans la surexposition de la lumière, au début du film lorsque l'ex femme de Cruise, et son mari sont devant la maison, à côté de leur véhicule. Ils sont entourés de lumière comme pour dire que ces personnages sont protégés, et ne risqueront rien... (cf "La liste de Schindler").
Pour en revenir aux clins d'oeil, Spielberg nous filme un plan magnifique, lorsque Tom Cruise sort de la maison de Tim Robbins. Il arrivent en haut d'une petite bosse, et là, on peu voir une plaine, toute rouge (de sang) et le ciel dans les tons orangé-rouge-rose. C'est un clin d'oeil (très osé) à "Autant en emporte le vent".
Ensuite, puisque que j'ai nommé Tim Robbins, celui-ci est en réalité partisant d'un mouvement pacifiste. Donc c'est un jolie pied de nez de la part de Spielberg en le faisant jouer un homme voulant combattre l'ennemie, entrer en guerre. Vous remarquerez aussi que Tim Robbins creuse un tunnel à travers son mur. Cela ne vous rapel rien ? "Les évadés" bien sur (réalisé par Frank Darabont, avec également Morgan Freeman), où il creuse également un tunnel à travers le mur de sa celluce à l'aide d'un taille pierres, caché par une grande affiche jusqu'à son évasion...
Ensuite, on continue avec le train enflammé qui passe à vive allure devant la foule, Tom Cruise et ses enfants : "La liste de Schindler". Ou encore lorsque le tripod jaillit de l'eau, pour retourner le ferry, tout comme dans Poséidon.
Bref, "La guerre des mondes " de Spielberg est un film sur l'appocalypse tout de même. Alors il nous montre toute l'horreur de celle-ci, avec toutes ces références catastrophiques. Il faut savoir que c'est l'un des rare film (avec... "Titanic"), à montrer des morts. Que ce soit à la surface de l'eau (devant Dakotta Fanning) où en train de se faire "vaporiser" par les lazers des tripods. Ce sont des images choquante, où les cendres qui sont retombées sur Cruise font penser encore au 11 Septembre ou à "La liste de Schindler". Tout comme les messages et photos accrochés de disparus. D'ailleurs, lorsque l'on voit une femme se faire vaporiser en gros plan, c'est celle qui s'occupe des costumes dans le film... Effectivement, elle disparaît, et il en reste que ses vêtements qui retombent.
La musique de John Williams fait aussi allusion à la panique et à l'appocalyspe dans son thème principal. Thème ^principal qui ressemble à celui du film "Psychose". pas innocent non plus...
Et pour en revenir et en finir avec les clins d'oeil, Spielberg nous refait sa scène de cache-cache habituelle avec le "scanner" téléscopique des extra-terrestres. Tout comme dans "Jurassi park" et la scène de la cuisine, ou plus récement dans "Minority report" avec les autres petit "scanners" sur pattes, qui vérifient les yeux.
Et puisque il y en a à qui cela dérange de voir des extra-terrestre avec desvélos, et bien c'est tout simplement un clin d'oeil à "E.T.". Et oui, cela ne vous passe pas par la tête ?
A noter que le seul moment du film où Tom Cruise contrôle les événements et domine son sujet, c'est lorsqu'il est aux commandes de sa grue au tout début du film. A l'image des tripods...
A la fin du film, les parents de l'ex femme de Cruise sont les deux acteurs principaux du premier film.
l'histoire des trou dans les vitres dont je vous ais tout expliqué plus haut, matérialise aussi la matérnité (le fait que Tom Cruise n'est pas un héro et qu'il ne cherche qu'à protéger ses enfants). C'est encore plus flagrant avec le trou du tripod qui l'aspire lorsqu'il y dépose des grenades.
Et je voudrai dire que c'est surement la meilleure prestation de Tom Cruise dans un film, complétement à contre-emploi dans ce rôle.
Voilà, il y a surement beaucoup de choses que j'oubli, mais c'est déjà assez long. Bonne lecture à tous.
Bof...
Envoyé par Johann le 06/09/2006 à 16:11Malgres des effets speciaux à couper le souffle, le scenario de LA GUERRE DES MONDES est un peu "bacclé"...
Domage Mr Spielberg...
Une vision subliminale de l'Holocauste et de la guerre
Envoyé par Juvénal le 17/04/2006 à 13:18Au delà de l'histoire de ce père ordinaire qui saura se dépasser pour sauver ses enfants, il me semble que ce nouveau chef d'oeuvre de Splielberg met en évidence le propos très sombre développé par le réalisateur dans ses derniers films, autour de la guerre et de l'holocauste:
Les scènes de panique, les réfugiés au borde des routes...
La récupération des corps des victimes par les aliens sous forme d'engrais... la pluie de vêtements après la scène du pont (on aurait dit les cendres des victimes...) autant d'images qui rappellent des épisodes très sombres du 20° siècle.
Derrière le spectaculaire, toujours le message émouvant et subtil.
Merci Monsieur Spielberg
la guerre des mondes
Envoyé par altop le 04/04/2006 à 08:46film tres entrainant. mais une fin qui ma deçue car elle est trop rapide elle dure quelqu minute et c'est vraiment dommage car le film en lui est plutot bien
Tres bon film DVD super :p
Envoyé par BandixX le 11/03/2006 à 12:34J'ai acheter le DVD colector et j'ai regarder le film 3 foi en 2 jour ! En plus sur le DVD collector il y a beaucoup de bonus premiere fois que j'en vois autant ! :p
Tout est relatif...
Envoyé par Cyrtes le 26/09/2005 à 20:28Je ne suis pas vraiment d'accord avec Max, mais ce n'est pas grave, je respecte totalement sa position. C'est une hisoire de goût, et d'acceptation ou non de ce que l'on voit... C'est la grande richesse du patrimoine cinématographique et littéraire. A chacun son chef d'oeuvre....A bientôt.
en réponse à Cyrtes
Envoyé par max le 21/09/2005 à 23:08Heureux d'avoir enfin une réaction à ce que j'ai écrit, il y a maintenant presque 2 mois.
en fait, quand je parle de "vérité", il ne s'agit pas d'un problème d'égo !, mais plutôt de la
volonté de pouvoir débattre sur "War" avec des spectateurs qui le qualifieraient
de "chef d'oeuvre". or, étant quelqu'un de très exigeant au cinéma, je me refuse souvent de parler d'un chef
d'oeuvre, lorsque le film n'est pas totalement abouti. cela reste un avis subjectif, bien entendu.
mais pour ma part, un film est vraiment réussi lorsqu'il ne contient pas d'erreurs ou de fautes de
gout, qui serait en désaccord avec l'esprit du film (le mélange des genres est certes intéressant,
mais mal utilisé, il peut dénaturer une oeuvre, par cette volonté de trop s'éparpiller dans le ton
d'un film). par ex : un film français comme le Pacte des Loups en a bcp souffert.
bref, quant aux "spectateurs modernes", il s'agit d'une appellation pour désigner le public, grand
consommateur de films (et notamment de genres, comme le film d'action ou d'horreur). et ce public là,
de plus en plus nombreux depuis l'arrivée du dvd, devient de plus en plus exigeant (ex : il connait la
"formule" Disney par coeur, et c'est pourquoi aujourd'hui il se sent lassé par le manque d'originalité narratif de certains des derniers films Disney, désintéréssé par des thèmes devenus obsolètes et clichés(ce que pixar a bien compris, en proposant des personnages et des situations plus complexes). le public parvient a decrypter les histoires car parfaitement
au courant des codes, d'où sa frustation lorsqu'il s'agit d'un scénario trop prévisible et pas assez
développé.
tout cela pour dire, que des histoires datant des siècles derniers,des chefs d'oeuvres qui ont bouleversés
leur époque (rappelons aussi le contexte, acteur majeur)
peuvent ne plus nous toucher aujourd'hui - c'est rare, mais cela arrive - parce leur vision
du monde est dépassé (là où les films d'époques actuels comme "Aviator" marchent, c'est parce qu'ils parviennent
à traiter d'un sujet moderne qui nous concerne encore aujourd'hui) D'autre part, certaines faiblesse scénaristiques d'autrefois ne passent plus aujourd'hui : dans le cas de "War",
on peut se demander comment ces "être" si intelligents ne se sont pas rendus compte
de l'évolution terrestre, - la voix-off trop référencée est dans un sens, mensongère,
puisque la menace est "forcée", les raisons de l'attaque, là maintenant, inexpliquées. tous ces petits
détails ne sont pas essentiels, mais ajoutés ensemble, il parvienne à décridibiliser le film. malheureusement...
david koepp a certes remis au gout du jour le contexte du film (ce qui me convient parfaitement),
par contre, là où je ne suis pas d'accord, c'est d'être trop resté sur les bases du livre original
(le climax, très bien pensé mais pas assez développé - là où d'habitude
spielberg rajoute 30 minutes dans ces films pour achever son histoire totalement, voir AI, très bon
scénario...).
naturellement, mon avis sur le film "war" a evolué depuis... en ce qui concerne, le retour du fils
(que je ne souhaitais pas voir mort, comme tu pourrais le penser... pour moi, c'est une question
de logique, le fils n'a aucune chance de s'en sortir, tel que la scène le montre ; par contre,
si on se positionne par rapport à ce que veut dire spielberg, dans ce film, il ne parle pas de la
difficulté d'être adulte et des responsabilités que cela implique (en conséquence, le fils ne serait pas revenu)
mais il parle bien de la difficulté d'être père et des responsabilités que cela implique (il est
donc parfaitement logique d'avoir cette reunion familiale, aboutissement du voyage initiatique de ray, personnage central du film, tous les autres n'étant que secondaires ;
pour preuve, ray se fait appeler "papa" pour la première fois par son fils). c'est ce que raconte
spielberg depuis ses premiers films, ainsi que la perte de l'innocence.
ok, c'est très bien
mais pour revenir à la scène de séparation entre père et fils, elle n'est pas aboutie, mal posée
car le spectateur, au final, ne comprend pas pourquoi le fils revient, et le juge comme étant
une facilité scénaristique. on est bien d'accord pour dire que le public a été mal aiguillé ?
donc scène ratée ?
et je finirai cette "longue" argumentation, pas toujours claire (!), par la "naïveté" de spielberg.
ce qui devrait être une
qualité, n'est en fait chez lui qu'un horrible défaut, (la blague des aliens et du vélo) en fait,
lorsque spielberg fait des films sérieux comme "Schindler" ou "Ryan", on obtient des
chefs d'oeuvre. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu'il reste dans le ton juste (ses petites
blagues ne sont jamais déplacées, par rapport au ton du film, contrairement à "War"). sur ce dernier,
comme il s'agit d'un divertissement, il se permet plus de futilité, d'artifice... dommage...
Sa filmographie prouve d'ailleurs ce paradoxe : lorsqu'il s'implique totalement dans un film,
avec le ton juste,
c'est totalement réussi (si "ET." marche, c'est bien parce qu'il a su maîtriser son oeuvre pour ne
jamais sombrer dans le ridicule, et cela sonne juste car il y croyait certainement plus que pour
"War". Idem pour le "Terminal", il le dit lui même dans le making of, il ne savait plus trop
où orienter le ton de son film (résultat, tout le monde lui a reproché d'avoir fait un film éparpillé)
Par contre, lorsqu'il s'attaque à "Catch Me" (qui est littéralement SA biographie), il y croit
à fond et c'est une merveille. Repensons à "Hook" et au fait qu'il n'y croyait plus trop lorsqu'il
l'a réalisé. Toute cette déduction pour en conclure que "Munich"
devrait être réussi. en tout cas, tout est là pour (sujet "vraiment" sérieux). A bientôt.
La guerre fait couler beaucoup d'encre
Envoyé par Cyrtes le 04/09/2005 à 20:41Je suis un peu surpris par le message de Max qui parle de "vérité"... Je pense qu'il veut parler de ce qu'il aurait aimé voir dans les films pré-cités... Pour "La guerre des mondes", je suis de ceux qui disent que c'est un chef d'oeuvre, mais je n'implique que ma personne... "Les spectateurs modernes" est un concept vaste et non déterminant, qui ne précise en rien la capacité de tout un chacun à analyser telle ou telle scène. Si un réalisateur devait faire en sorte de plaire à tout le monde, il perdrait son authenticité et deviendrait le pantin des besoins du public (sang, sexe, violence ou ... comédie sociale). On voit ce que ça donne avec la télé réalité.Le fait de mélanger des genres dans un thème donné, n'est pas non plus très neuf: Shakespeare, Molière, Hugo, Camus, Hitchcock, Capra, aimaient aussi surprendre en mettant des scènes drôles (voires farces) dans des drames ou des tragédies, ou des scènes tragiques (voires larmoyantes) dans des comédies. Le mélange permet au spectateur, soit de souffler un peu, soit d'être ému. En auteur-conteur, Spielberg a compris que c'était une essence indispensable au bon fonctionnement de son moteur et de sa propre originalité. Quant à la fin de "La guerre des mondes", elle est fidèle en tous points au roman (à part qu'il s'agit de la femme du héros et non du fils), et qu'en définitive, pour un homme ordinaite plongé dans une situation extraordinaire, je trouve inconvenant que l'on puisse souhaiter la mort de son fils afin d'assouvir notre soif de morbide.
Spielberg n'est ni naîf ni idiot car il montre ce qu'il a envie de montrer, après on aime, ou on aime pas, mais on respecte la personne... Ce sont ces films, et on ne peut pas se mettre à sa place. Quant au climat, il est tel que Wells le décrit dans son roman. La fuite en avant est le thème principal des oeuvres de H.G Wells (the times machine, l'homme invisible, l'île du Dr Moreau) et le réalisateur de AI et ET, utilise un moyen fabuleux et très difficile : le plan séquence, qui donne au rythme une efficacité et un réalisme foudroyant. Et puis c'est l'histoire de l'Humanité qui ne vit que par la parfaite entente et communion de tous les corps (microbiens et autres). Nul ne saurait resister sans l'autre. Chapeau bas.
ma (la ? )vérité
Envoyé par max le 08/08/2005 à 21:53je suis un véritable fan de spielberg, mais c'est toujours avec regret que
je réalise qu'il est le plus "stupide des génies" (drôle de formule mais
c'est bien le cas...). en effet, spielberg est certainement le plus imaginatif,
le plus créatif des réalisateurs actuels (voir ses choix esthétiques, de mise
en scène sans cesse réinventés, etc) mais il faut avouer qu'il est aussi le plus stupide, le plus naïf.
Comment ne pas être admiratif devant une telle efficacité :
la première partie de la "Guerre des Mondes" est absolument géniale, terrifiante
(quelle mise en scène !) ? mais, bon sang, comment ne pas être dégouté par la naïveté
et le manque de goût de la seconde et dernière partie (le robot télescopique
sans intérêt, et qui décridibilise le film), les aliens jouant au vélo (que
foutent ces gentils petits aliens dans un film aussi sérieux ?, erreur fatale,
on ne rajoute pas des blagues merdiques dans un film noir, donc de genre (spielberg
a respecté les codes du genre mais pas jusqu'au bout...), la destruction d'un tripode avec une
grenade (non crédible), le retour du fils vivant (non crédible et même irrespectueux envers le spectatuer),
le final bâclé ? comment expliquer un tel
changement de ton dans un film aussi maitrîsé ? spielberg est-il schizo ? si
il gardait un ton unique dans ses films, ce serait des chefs-d'oeuvre, or il y
a toujours une énorme déception (de l'humour débile absolument inapproprié pour
des films noirs (voir minority report et le coup de l'oeil qui glisse... honteux),
des choix esthétiques et de mise en scène qui apparaissent banals (par manque d'inspiration et de foi ?)
(a.i)). on a l'impression qu'il n'assume pas ses choix "trop sombres" et ne peut résister
à rajouter un peu de "naïveté", qui gâche tout. vraiment dommage, quand il arrive à rester sur ses choix
de départ, cela marche à fond (récemment, "catch me").
pour en revenir à la "Guerre des Mondes", je regrette aussi cette volonté de
rester fidèle (ok pour l'hommage, mais l'idée du remake est quand même de faire un film qui devienne une référence à son tour, non ?)
à l'oeuvre originale (il en a gardé les défauts,
en tout cas, de nos jours, les choix scénaristiques et le climax sonnent faux (les spectateurs modernes sont plus exigeants,
ils connaissent trop les ficelles).
quel intérêt alors de travailler effficacement une seconde lecture (toutes les références au 11 sept.)
si la première lecture (donc le premier degré) n'est plus crédible ? spielberg est malheureusement
trop instable, capable du meilleur comme du pire (on aurait pu penser qu'avec le temps,
sa sagesse et son expérience viendraient lui rappeler ses mauvais choix, ce n'est pas le cas...
d'où énorme fustration, et donc cette appelation du plus "stupide des génies".
J'aimerait avoir votre avis de fan, "Dr Jones", sur cette curieuse dualité...
Cela ne m'empêche pas d'attendre avec impatience son film sur "Munich" et de retourner voir "la Guerre
des Mondes" pour pleurer à ce qui aurait pu (dû) être un chef-d'oeuvre. Bonne continuation.
Un vrai spielberg
Envoyé par Jérém le 05/08/2005 à 01:05Je l'attendais trop cette "Guerre des mondes" et elle a enfin eu lieu, que dire, c'est du Spielberg donc c'est géantissime, démesuré, puissance 1000!!! Contrairement à certain avis je trouve tom cruise très bon dans ce film, les effet spéciaux sont vraiment excellent, certain cadrage notamment lors de l'apparition du premier tripode donne l'impression d'image filmé en live (la caméra derrière l'arbre avec le tripode qui parait immense) et bien sur la mise en scène est parfaite. De film en film Spielberg maîtrise de plus en plus ses sujet et atteint la perfection esthétique et narratif. Cette histoire d'invasion et surtout un prétexte pour permettre a se père d'assumé ses responsabilité et de découvrir les liens qui l'unissent à ses enfants. Petite déception pour la musique de John Williams, beaucoup trop discrète, presque inexistante, lui qui pourtant habituellement souligne si bien les différentes émotions portées à l'écran.
la guerre des mondes
Envoyé par Sélène le 26/07/2005 à 22:28J'aime les films qui font peur mais je n'ai pas peur.
Alors que pendant la guerre des mondes j'ai tremblé toute la séance!!!
Je suis heureuse car j'ai trouvé un film a la hauteur qui ma fait peur!!!
Et en plus tom Cruise (ray) et Justin Chatwin (robbi) sont très mignons!!!
TROP FORT
Envoyé par titelfe le 11/07/2005 à 05:08je n'ai jamaiss ete deçue ou presque on va dire par spielberg ! et la c'est vraiment cool qu'il se soit remis a la science fiction ! ce film est un vrai petit bijou je vais le revoir demain ! hummm! une petite dose d'humour beaucoup d'emotions , du stresse parce qu'on le vit aussi ! j'espere qu'apres ce film des gens prendrons conscience que c'est totalement idiot de croire qu'on est les seuls etres vivants dans l'univers !mdr courrez le voir ! (cool le site) bisous !!!!^^
E-N-O-R-M-E !
Envoyé par Alien Homicide le 08/07/2005 à 22:13Vraiment gigantesque !j'ai eté scotché a mon siege pendant 2 heures ! La scene du pont m'a flanqué par terre, enorme !Avec le son a fond!!Vraiment genial allez absolument le voir
Très très bon film dans le genre...
Envoyé par Guigui le 29/06/2005 à 21:58En allant voir ce film, il fait tout de suite accepter de fait qu'il comporte beaucoup des clichers du genre. (La fin, par exemple), mais bon, Spielberg, comme à son habitude, ne nous prend pas pour des idiots et il revient en force avec un film qui n'était pas prévu à son horaire: La guerre des mondes.
Cruise est assez bon, comme à son habitude, Justin Chatwin, est très très bon, Tim Robbins à un bon jeu d'acteur, mais ça, nous le savions et Dakota Fanning est géniale! Le mot est presque faible. Voir une jeune fille de onze ans qui joue avec tant de sincérité et de naturel n'est pas coutume.
Le suspense est bon, les trucages sont excellents, la musique ne prend pas trop de place et est parfaite et finalement, enfin un film catastrophe où on nous évite (la scène rendue pénible à regarder tellement qu'on l'a vue souvent)l'explosion de la maison blanche ou de tout autre immeuble américain qu'on ne peut plus voir s'écrouler ou exploser.
En regardant Wotw, il est impossible de ne pas penser au onze septembre (il y a une scène où Cruise et Fanning marchent le long d'un mur où des membres des familles ont collé des photos de leurs proches disparus), aux nombreuses guerres qui ont terrassés trop souvent la terre et à tout les autres catastrophes qui ont déjà foulées notre sol.
La guerre des mondes est un très bon divertissement que je conseille à tout le monde!
PP.S. Même à ceux qui comme moi, n'avaient pas aimé la vieille version...
*******Note du Dr Jones*****
Concernant la fin, elle n'est pas cliché mais totalement fidèle au livre. Je crois que Spielberg à souhaité resté dans la droite ligne du livre sur ce point.
*****************************
Super!!!
Envoyé par Guigui le 25/05/2005 à 02:13J'ai vu le film de 53. Ce n'est vraiment pas très bon, mais bof, c'est évident que Spielberg va nous faire un film incroyable avec ça. J'ai plus que confiance en lui... comment dire, je n'ai aucun doute que ce film sera très bon!!
Vivement l'été!!!!
vite
Envoyé par 16@r le 06/05/2005 à 19:26je suis pressé d'aller le voir il donne envie
FANTASTIQUE
Envoyé par SRS le 26/04/2005 à 16:28J'ai l'impression que ce film va cartoner à la manière d' E.T et Jurassic Park. J'ai hâte de voir ça d'autant plus que Spielberg est de loin le réalisateur que j'admire et aime le plus. J'espère juste que le film sera à la auteur de ce que j'attends.
spielberg manque d'inspiration?
Envoyé par clinteastwood le 11/04/2005 à 20:54Je suis un fervent admirateur de celui que j'appelle le king du cinéma mais j'ai l'impression que spielberg rame un peu au niveau scénar car il adapte puis réalise ce remake qui détruit tout les codes qui ont fait de steven un géant du ciné= les extraterrestres étaient pacifiques ( E.T , Rencontre du troisieme type) autant dire que je suis décu tant à la fois par son manque d'idée ainsi que j'ai déjà vu l'ancien film donc j'espère que la fin est différente. Sinon je suis tout de meme préssé et content d'aller voir son film car il renoue enfin avec le fantastique et la science fiction.
guerre des mondes
Envoyé par housman le 04/03/2005 à 13:15j'ai vu le premier film de 1953 il est tres bien fait pour l'epoque j'ai hate de voir la nouvelle version de spielberg l'ete prochain je me demande comment a-il immaginé les soucoupes !!
réalisateur
Envoyé par eldou le 22/02/2005 à 15:42je le trouve techniquement au point.
la guerre des mondes
Envoyé par jojo328 le 05/02/2005 à 16:44je trouve que ce film très direct pour les gens de pouvoir!
Guerre des Mondes
Envoyé par guerre le 19/12/2004 à 11:32Il a l'air pas mal du tout, vivement qu'il sorte, de toute façon c'est réalisé par Steven, ça peut être que bien. Au fait hier, on était le 18 : Joyeux Anniversaire Steven, éppibeurzday Stiveun ! :)
Halala! Ce Steven!
Envoyé par MaxStyle le 17/12/2004 à 08:05Je n'ai toujours pas vu le teaser mais j'ai quand-même hâte d'ètre en vacances l'été prochain!! Je suis monstre fan de Spielberg alors!
Spielberg récidive en secret !!!
Envoyé par Tyron29 le 14/12/2004 à 18:41Ca va etre terrible ce film !!! .... faut voir, a lala oué vivement les vacances 2005
wars of the world
Envoyé par fred le 10/12/2004 à 13:52j'ai vu le teaser et j'ai hate de le voir meme si je n'ai pas vu l'ancien film mais bon c'est pas grave vivement l'été 2005
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