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Le pont des espions

Le pont des espions
Fiche technique

Réalisation : Steven Spielberg
Scénario: Matt Charman, Ethan et Joel Coen
Interprètes : Tom Hanks, Mark Rylance, Scott Shephard, Sebastian Koch, Austin Stowell, Mickhail Gorevoy, Will Rogers, Amy Ryan, Alan Alda
Titre original : Bridge of Spies
Producteurs : Steven Spielberg, Marc Platt, Kristie Macosko Klieger
Directeur de la photographie : Janusz Kaminski
Costumes : Joanna Johnston
Musique : Thomas Newman
Durée : 2H21mn
Sortie : France le 2 décembre 2015
Box-office :
Site : http://bridgeofspies.com/

Au début de la Guerre froide, dans les années 1950, les relations entre les États-Unis et l’URSS sont déjà tendues, mais lorsque le FBI arrête Rudolf Abel (Mark Rylance), un agent soviétique vivant à New York, la peur et la paranoïa s’intensifient encore davantage. Chargé d’envoyer des messages codés vers la Russie, Abel est interrogé par le FBI, mais il refuse de coopérer et de trahir son pays. Dans l’attente de son procès, il est détenu dans une prison fédérale.

Le gouvernement américain, en quête d’un avocat indépendant pour défendre Abel, se tourne vers James Donovan (Tom Hanks), un avocat en droit des assurances de Brooklyn. Cet ancien procureur lors du procès de Nuremberg est très estimé au sein de la communauté juridique pour ses talents de négociateur, mais il n’a que peu d’expérience dans les affaires de cette nature et d’une pareille ampleur, et il ne tient pas à s’impliquer. Défendre une cause aussi impopulaire le placerait sous le feu des projecteurs des médias et exposerait sa famille au regard public et au mépris, et la mettrait même potentiellement en danger. James Donovan finit par accepter de représenter Abel au nom des principes de justice et de protection des droits de l’homme fondamentaux, car il veut s’assurer que l’espion sera jugé équitablement, indépendamment de sa nationalité. Tandis qu’il prépare sa stratégie de défense, un lien fondé sur le respect mutuel et la compréhension se tisse peu à peu entre l’avocat et son client. Donovan admire la force et la loyauté d’Abel et livre un plaidoyer passionné contre sa condamnation à mort, soutenant que ses actions étaient celles d’un bon soldat qui suivait les instructions qui lui avaient été données par son pays.

Quelque temps plus tard, un avion américain U-2 est abattu dans l’espace aérien soviétique au cours d’une mission de reconnaissance, et le pilote, Francis Gary Powers (Austin Stowell), est jugé coupable d’espionnage et condamné à dix ans de prison en URSS. La CIA, qui nie catégoriquement avoir eu connaissance de la mission, craint que Powers ne soit forcé de livrer des informations classifiées.

Impressionné par l’éloquence de Donovan lors du procès de Rudolf Abel, l’agent Hoffman (Scott Shepherd) contacte l’avocat pour le recruter pour une mission de sécurité nationale de la plus haute importance. Animé par l’amour de son pays, par sa foi indéfectible en ses convictions et un courage extraordinaire, James Donovan accepte de se rendre à Berlin pour négocier un échange de prisonniers entre les États-Unis et l’Union soviétique…

En arrivant sur place, Donovan apprend qu’un étudiant américain nommé Frederic Pryor (Will Rogers), a été arrêté à Berlin-Est alors qu’il tentait de revenir chez lui à l’Ouest. Contre les instructions de la CIA exigeant qu’il se concentre uniquement sur le pilote, Donovan refuse d’abandonner l’un ou l’autre de ces hommes et décide de négocier à la fois pour le soldat et pour l’étudiant…


Le thriller dramatique LE PONT DES ESPIONS se déroule sur fond d’événements historiques. Ce film raconte l’histoire de James Donovan, un avocat en droit des assurances de Brooklyn qui se retrouve plongé au coeur de la Guerre froide lorsque la CIA le charge de négocier la libération du pilote d’un avion U-2 américain capturé par les Soviétiques.


Mon avis

Une nouvelle fois Spielberg ne me déçoit pas, il nous offre un film fort, engagé, porteur de valeurs et sublimement réalisé.
La mise en place du sujet se fait sur un plan magnifique et très bien pensé, on y voit le reflet d'un homme dans un miroir, puis le plan s’élargit pour voir l'homme et enfin l'autoportrait qu'il est en train de peindre. Ce triptyque nous éclaire immédiatement sur la nature de ce protagoniste et sur les multiples visages que doivent emprunter ceux qui ont pris le chemin de l'espionnage. Repéré par les services de renseignement américain, cet espion russe (Abel) sera arrêté et poursuivi pour espionnage. Les USA veulent juger cet espion dans les règles et lui désignent donc un avocat commis d'office. Cet avocat, James Donovan (Tom Hanks) croit fermement en son métier et mettra tout en œuvre pour défendre au mieux son client. Quitte se mettre lui et sa famille en danger face à l’animosité de la population américaine qui veut la peau de cet espion. Il parviendra à éviter la peine de mort pour son client et se verra confier une encore plus grande mission lorsqu'un pilote Américain et un étudiant son fait prisonnier à leur tour côté soviétique. C'est à ce moment qu'il prouvera toute sa droiture et son humanité, ainsi que sa grande habilité à négocier.

Avec ce sujet, Steven Spielberg ne nous parle pas d'espionnage, il n'est jamais question dans le film des faits qui sont reprochés à l'espion, ce dont Spielberg veut nous parler c'est de l'engagement, de la droiture, des valeurs morale et humaniste. En ce sens le film est intemporel et bien au delà d'un simple film historique ou politique. C'est un film sur notre société et sur l'importance du libre arbitre et du respect des valeurs et des engagements que l'on se fixe à titre individuels. Pour moi le film fait totalement écho à "Munich" qui abordait également le sujet de l'implication et du sens des valeurs.

Avec Le pont des espions (Bridge Of Spies), Steven Spielberg nous montre à nouveau sa totale maîtrise technique et formelle, le film est un modèle de réalisation. Que ce soit au niveau du montage, du rythme, de la beauté plastique des plans ou de l'écriture cinématographique, tout est parfaitement orchestré et huilé. C'est de la perfection cinématographique.
Le film ne fait jamais dans la surenchère ou dans l’esbroufe, tous les plans sont important et minutieusement travaillés. On est loin des films au rythme endiablé du Spielberg des années 80/90, et loin des montagne russe d'un espionnage à la James Bond.
Là, tout est question de diplomatie, de pourparler et de négociation en secret. Et le film empreinte le rythme de ce genre de négociations, lent dans le rythme mais tellement virtuose dans la réalisation et le montage que le tout vous semble haletant et sur le fil.

Le film est une véritable réussite et une fois de plus dans la carrière de Spielberg, une œuvre intemporel forte et humaniste. De nouveau un film qui marquera les esprits et restera, à n'en pas douter, dans les œuvres majeur du cinéaste et du cinéma.


La presse en parle

MONDOCINE : ...Le Pont des Espions est un effort précieux, un thriller à hauteur d’homme, doublé d’un film palpitant à l’esthétique magistrale et à l’interprétation remarquable et remarquée (à commencer par un Mark Rylance excellent en espion soviétique). Un effort qui pourra peut-être même permettre de réévaluer ses précédents War Horse, voire même Lincoln, à la lumière de ce nouveau Spielberg que l’on continue de découvrir avec bonheur...

FILMDECULTE : ...D'une densité folle et d'une maîtrise presque infaillible, mélangeant les genres avec brio, Le Pont des espions faiblit dans sa seconde moitié mais n'en demeure pas moins un beau plaidoyer pour un monde meilleur, où l'Amérique se doit d'être une terre d'accueil régie par la beauté de sa Constitution et non un bourreau qui oublie l'humain...

LAPRESSE.CA : Steven Spielberg livre là un drame où l'histoire se joue à hauteur d'homme, ce qu'il sait faire - et bien faire. Sa signature, son amour de cette époque et des acteurs, son talent de conteur sont visibles du début à la fin de ce long métrage qui n'ampute pas les zones grises et les faiblesses des gens. Ces héros sont humains. Et, parfois, fatigués. Mention spéciale à Mark Rylance: son Rudolf Abel vole chaque scène dans laquelle il pointe ses lunettes. Quant à Amy Ryan, en épouse de James Donovan, bien sûr parfaitement juste, elle apparaît peu à l'écran, mais son rôle est crucial: il apporte un éclairage nécessaire aux gestes de son mari et à la situation. C'est bien beau de jouer les héros, mais à quel prix? Ç'aurait pu être mélodramatique et larmoyant. C'est dit et montré en finesse et en intelligence. Comme tout le reste de ce récit portant le sceau de qualité Spielberg - pimenté d'un soupçon de Coen.

CINEMATEASER : LE PONT DES ESPIONS rappelle que, sous le feu de l’Histoire, on passe vite de bourreau à victime – et inversement. Quelle meilleure arme contre la barbarie, alors, que de vivre ensemble ? Qu’une communauté humaine régie par la loi et la justice, le désir de paix et l’honneur ? Au-delà des faits et de la réalité historique qui en font un thriller politique captivant...

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